3.12.13

Maquette couverture livre


Voici les images du livre J'habite au troisième âge qui raconte la collocation d'un étudiant et de Germaine; une personne agée de 96 ans. Je suis actuellement à la recherche d'un éditeur intérressé par ce projet. Si c'est votre cas n'hésitez pas à me contacter. Le livre est en format carré (185X185mm) et comprend 100 anecdotes pour 33 illustrations. Une traduction en anglais est également en cours. Les images qui suivent vous donneront un aperçu du livre. 

Maquette interieur livre












14.8.13

Ce n'est qu'un "au revoir"

Il s'agit du dernier post des aventures de Germaine sur le Blog. J'ai fini les illustrations et la maquette du livre : il contient 100 anecdotes. Je vais me faire une pause d'un mois et à partir du mois de septembre  je vais démarcher les éditeurs.
Je tenais à vous remercier pour avoir suivi mes publications et je vous donne rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures !

Fin


Pendant les premières semaines, j’ai eu du mal à me réhabituer à l’indépendance. Sans m’en rendre compte, ma vie s’était articulée autour de Germaine et de mon travail. Je redécouvre le goût de la liberté sans pour autant oublier de prendre des nouvelles de Germaine. Je continue de la voir de temps en temps, mais le plus souvent à l’hopital : fragilisée par une succession de problèmes de santé, elle a de plus en plus de mal à marcher.
– Alors vous avez bien emmenagé ?
– Oui Germaine, c’est plus petit que chez vous mais on s’y habitue.
– Eh ben moi j’ai bien du mal à me faire à cet endroit.
– J’ai entendu dire que vous allez être admise en maison de retraite ?
– Je ne m’y resous pas. Qu’ils me mettent en maison de repos le temps que je me refasse une santé puis, une fois d’aplomb, je pourrai rentrer chez moi.
– Germaine, vous ne pourrez pas rester éternellement dans votre maison. Et puis vous ne serez pas seule en maison de retraite.
– Vivre avec des personnes âgées !? Non merci.
– Ah Germaine... chacun son tour !

Germaine, version 98.0


Jouer à la console de jeu vidéo, porter des Rayban jaune fluo et regarder le dernier film à la mode avec des lunettes 3D : une journée comme les autres pour une adolescente de 98 ans.

7.8.13

Les minutes durent des heures


Vendredi soir, les petits enfants de Germaine l’appellent. Ils viendront la chercher
pour manger en famille le dimanche midi. Dès le samedi, elle prépare sa tenue en
surveillant constamment la fenêtre. Le dimanche matin elle attend sur son canapé en
blouson, prête à partir. Il est sept heures.

Du vent Dukan


Depuis quelques temps je test un régime afin de me délester de quelques kilos
superflus. Mon alimentation est composée principalement de son d’avoine. J’en
prends à tous les repas.
– Allons, ce ne sont pas quelques frites qui vous feront du mal. Elles sont si bonnes.
– Germaine, vous le faites exprès de me tenter !? Je vous ai déjà dit que je faisais
attention à ma ligne. Vous ne voulez pas plutôt goûter au son d’avoine que je viens
de préparer ?
– Du son d’avoine !? Non merci ! C’est ce qu’on donnait aux bêtes lorsque je
travaillais à la ferme.

31.7.13

La clef du mystère


Par moment, Germaine est prise de peur. Elle ferme toutes les portes intérieures de
la maison et égare ensuite les clefs. Chaque jour, une pièce différente est verrouillée.
Un soir, je retrouve ma porte de chambre fermée.
– Germaine ! Où sont les clefs de ma chambre ?
– Mince, je ne sais pas, ce doit être Francesca qui l’a fermée.
Pendant deux jours, j’ai dû passer par la fenêtre pour y accéder. Depuis, c’est moi
qui garde les clefs de la maison.

Pas de bras, pas de chocolat !


Le jardin n’est pas entretenu depuis quelques mois.
– Vous ne faites pas appel à votre jardinier cette année ?
– Non, il a volé des tulipes dans mon dos. Lorsqu’il a arraché mes pieds de tulipe, il
les a stockés dans un sceau, rempli alors à ras bord. La dernière fois que je suis allé
voir, il n’en restait plus que la moitié.
– C’est normal Germaine, avec le temps, le tas de racines se réduit.
– Trop tard. Je lui ai dit que comme il n’y a plus de tulipe à planter, il n’y a donc
plus de travail.

24.7.13

20 kilos/seconde


Germaine est à la clinique depuis une semaine. Je viens lui rendre visite avec une
boîte de chocolat. Je lui en propose, elle refuse poliment.
– Vous savez, je ne cours pas après le chocolat.
Une infirmière arrive avec un pèse personne. Germaine ne veut pas se peser.
– Ca ne sert à rien, je pèse 78 kg, vous perdez votre temps.
Après avoir insisté, l’infirmière la convainc de s’asseoir. Verdict : 58 kg.
– Eh bien Germaine, quel régime ! Vous venez de perdre 20 kg en quelques
secondes !
Elle me regarde, les yeux grands ouverts.
– Eh bien...finalement, donnez-moi un chocolat !

smile


Je fais remarquer à Germaine que je ne l’ai jamais vu rire.
– On me trouve l’air sévère car je ne peux pas montrer mes dents du haut à cause du
dentier. Quand il n’y a plus de dents, il n’y a plus de sourire.

17.7.13

Tom & Jerry


Un soir, une souris s’invite à notre table. Je l’attrape vivante et la mets dans un sac.
– Oh ne la tuez pas, elle est trop mignonne. Mettez-la dans le jardin.
– Avec minou dans les parages ? C’est la mort assurée.
– Vous avez raison, mettez-la chez le voisin d’en face.
La maison située devant celle de Germaine se trouve être l’Hôtel de ville. Depuis, dès qu’on attrape une souris, on la dépose dans le jardin du maire.

Pause café


2h00 du matin : un bruit de meuble qui tombe. Je monte en catastrophe et découvre Germaine et sa commode, toutes les deux couchées au sol. Elle a perdu l’équilibre et a voulu se rattraper au meuble. Germaine est consciente, je la porte dans son lit. Elle a une bosse au front et son bras est en sang. J’appelle les urgences car je ne sais pas soigner ce type de blessure. Ils refusent de se déplacer jusqu’au moment ou je parle de la bosse : «on arrive tout de suite». Les infirmiers soignent la plaie puis portent Germaine sur un branquart pour l’emmener à l’hopital. Je les regarde partir depuis le perron.
– Mais qu’est ce que vous faites ? Ou est ce que vous m’emmenez ? Au secours ! Je voulais juste prendre un café.

10.7.13

Au bonheur du chat


A table, Germaine coupe les croûtes de son fromage pour les donner à son chat.
Entre temps on discute un peu. Par inattention, elle lance le fromage au chat et
mange les croûtes.

Le rangement, c'est maintenant !


Le rangement est primordial chez Germaine.
– On ne laisse pas les choses traîner, ce n’est pas convenable.
Pour préserver le pain, elle le met dans le micro onde, pour conserver le fromage elle
le met dans le four et elle finit par ranger les serviettes sales dans le lave-vaisselle.

3.7.13

Miracle, elle remarche.


Germaine se réveille en pleine nuit, elle m’appelle en panique.
– Je ne peux plus bouger mes jambes, je suis paralysée !
– Calmez-vous, j’enlève vos draps et vous allez essayer de bouger vos jambes.
Je soulève la couverture et découvre que Germaine s’est couchée en enfilant ses
deux jambes dans une jambe de son bas de pyjama.

La cavale infernale


A peine assise dans son canapé, Germaine se lève pour marcher jusqu’à la porte
d’entrée. Elle regarde le portail pendant deux minutes, disparaît dans la cuisine,
nettoie une vaisselle propre et s’assoie. Puis repart, monte les escaliers pour
s’allonger deux minutes, redescend, file dans le salon, et s’assoie sur le canapé.
Elle décide aussitôt de se relever mais je m’interpose.
– Ca suffit Germaine ! Vous ne faites que cavaler depuis ce matin. Je vous trouve
sacrément nerveuse quand vous êtes en forme.
– Vous savez, quand j’étais petite, je ne savais pas marcher sans courir.

26.6.13

A bout de souffle

Inconsciemment, je reste tard au travail, car j’ai l’impression que c’est le seul
espace de vie sociale qu’il me reste. Lorsque je rentre, je suis entièrement tourné
vers Germaine, je ne peux pas sortir, faire ce que je veux, quand je veux. Je me
retrouve avec des contraintes plus fortes que mon travail qui est déjà très accaparant.
Je ne vis plus pour moi, mais pour faire ce qu’on attend de moi. Le temps où je ne
suis pas là, Germaine est menacée par sa vieillesse qui la pousse par moment à aller
chercher le courrier à 20 heures par -5 degrés en robe de chambre avec le sol gelé.
Inconsciemment, je l’expose à ce type de danger quotidien en n’étant pas à ses côtés
dès 19 heures. Son fils n’est pas serein, il a peur car il voit également que sa mère
perd progressivement certaines facultés. Je lui apparais désormais comme quelqu’un
sur qui on ne peut plus compter. Les faits ne lui donnent pas tort malgré ma forte
implication. Un soir où je rentre à 22h30, je trouve une lettre de son fils. S’en suit
une conversation téléphonique houleuse où il m’expose mes torts et me signifie
mon remplacement. Blessé, triste, j’aperçois Germaine en haut des escaliers. Elle a
surpris la conversation et, souriant à ma tristesse, me dit :
– Ne craignez rien, c’est moi qui décide. Allez vous coucher avec vos soucis, la nuit
soulage l’esprit.

19.6.13

Tête en l'air

Martial est parti en vacances au Canada en nous confiant ses clefs de boîte aux
lettres.
– Il faut relever le courrier afin de ne pas attirer l’attention des cambrioleurs.
Germaine a eu peur que l’on perde la clef, elle l’a donc cachée pendant mon
absence... dans un endroit qu’elle a oublié.

12.6.13

97 printemps en hiver


Le jour anniversaire des 97 ans de Germaine. Depuis que je suis chez elle, je ne l’ai
jamais vue sortir, hormis chez ses enfants. Je décide de l’emmener en fôret. Je marche
avec Germaine le long d’un étang, le vent souffle. Elle sent l’air, me dit que ça fait
longtemps quel n’est pas venue ici.
– La dernière fois mes enfants avaient 8 ans. Je me dis régulièrement que je devrais faire
ceci ou cela puis je remets souvent à plus tard. Finalement, un jour, on s’aperçoit que
vingt ans ont passé, sans avoir accompli les choses.

Les deux font la paire


On répertorie les aliments afin de faire la liste de course.
– 2 kilos par 2 kilos... cela part trop rapidement. Prenez 10 kilos de pommes de
terre. Ah, et pendant que vous y êtes, prenez également 10 litres de vin, c’est plus
pratique.

5.6.13

Positive attitude


Un jour d’hiver comme les autres. Germaine regarde par la fenêtre. Soudain une pie passe devant elle puis une deuxième quelques secondes plus tard.
– Une pie tant pis, deux pies tant mieux.

Pain perdu


Germaine mange très peu de pain mais conserve ce qu’elle ne mange pas. Pendant des jours, une pile de baguette quasiment entières s’entasse, puis plus rien.
– Mais où est parti tout le pain que vous stockiez ?
– Eh bien je l’ai donné aux oiseaux.
Je regarde par la fenêtre et découvre le jardin jonché de baguette.

29.5.13

Le printemps hivernal


La maison de Germaine est remplie de fleurs en tout genre. Elle me dit souvent qu’une maison sans fleur est une maison sans vie.

Cachet en entrée ou pillule en dessert ?




Germaine doit prendre trois fois par jour des médicaments en milieu de repas. Elle n’aime pas trop les desserts proposés par la maison de retraite. Elle oublie délibérément par moment de prendre ses médicaments.
– Mince, je vais les prendre en dessert, ce sera toujours meilleur que la crème anglaise.



22.5.13

Cours du soir


Ces derniers temps, Germaine a le sommeil perturbé. Toutes les nuits, elle rêve
que quelqu’un sonne à la porte.
– On sonne ! A la porte !
– Mais non Germaine, vous avez encore rêvé.
– Mais si, je vous assure ! Regardez devant le portail si vous ne me croyez pas !
– Il n’y a personne.
– Evidemment, la personne a dû partir à force d’attendre.
– Je vous jure que je n’ai rien entendu, je suis quand même plus près de la sonnette
que vous.
– Alors ça doit encore être des enfants qui s’amusent sur le chemin de l’école.
– A quatre heures du matin... Bonne nuit Germaine.

Chaud cacao

Le jour de pâques, je cache un oeuf en chocolat pour Germaine. Il est camouflé
derrière la composition de fleurs sêchées de plus de 20 ans. J’oriente Germaine
afin qu’elle ne passe pas la matinée à le chercher. Elle est désormais devant le
bouquet.
– Vous chauffez Germaine
Elle tend son bras au dessus du bouquet.
– Vous brûlez Germaine.
Elle saisit une fleur et l’arrache, détruisant au passage son bouquet.
– Oh comme c’est gentil, c’est un très bel oeuf.
– Germaine, c’est une fleur... Au lieu de vous offrir un oeuf en chocolat, je devrais
plutôt vous offrir une bonne paire de lunette.

15.5.13

Les fleurs du mal


Depuis trois mois, Germaine me parle de la plante située à côté de ma chambre. Tous les matins, elle me raconte qu’il faut attendre quatre ans pour voir l’éclosion de sa fleur. Cette année est la bonne. Un jour, Maria se mêle à la discussion et affirme que ce n’est pas une fleur mais une feuille. Sûre de son fait, Germaine lance les paris : champagne pour le gagnant.
– Vous êtes sûre Germaine ? J’ai l’impression que Maria a raison.
– Je ne parie jamais pour perdre. Je ne peux pas boire de champagne donc je lui demanderai une bouteille de rouge d’une valeur équivalente.
Le jour fatidique arrive : une magnifique...feuille.
– Germaine, il va falloir honorer votre pari, vous avez perdu.
– Moi j’ai fais un pari ? Non...je m’en souviendrais.
Plus jamais elle ne me parla de cette plante.

Bronzage agricole


Je reviens de week end. Germaine me regarde et trouve que je suis bronzé. Elle sourit en me disant qu’elle aussi a pris des couleurs : elle me montre ses bras couverts de bleus. Elle était tombée pendant mon absence.

8.5.13

Marathon women

– Aujourd’hui je vais me dégourdir les jambes !
Germaine marche péniblement du salon à la porte d’entrée, puis revient sur ses pas pour s’asseoir dans le canapé.
– La prochaine fois, quand je serai plus en forme, je ferai également un crochet par la cuisine.

Tenue correct exigée

En hiver, la maison chauffe très peu les premiers mois. Germaine se balade toute la journée avec son manteau en Vison.


1.5.13

The Morgen day

Germaine boit son café dans un mug sur lequel est écrit « i love London ».
Je le lis avec une intonation anglaise et lui demande de me faire écouter son accent. Elle sourit et me dit qu’elle ne parle pas anglais. Elle ne connait qu’un mot étranger, et il est allemand : Morgen.
– D’où le connaissez-vous ?
– Pendant la guerre j’avais un animal de compagnie, Joseph. C’était un cochon domestique. Il s’était cassé une patte le long d’une route. Avec mon mari, on lui a soigné. Il était obéissant. Le soir, on le lâchait dans le jardin pour qu’il monte la garde. Un jour, un soldat allemand est venu voir la maison et a aperçu Joseph. Il a voulu le prendre mais je m’y suis opposé. En rebroussant chemin, il a pointé le cochon du doigt et a vociféré un mélange de français et d’allemand : «Réquisition, Morgen !». Morgen... Le jour suivant, des allemands sont venus et ont embarqués Joseph. C’est là que j’ai compris le sens de ce mot : demain.

Liberté surveillée

Comme tous les soirs, Martial passe voir sa mère pour lui raconter sa journée. Après quelques instants, il finit par s’agacer lorsque Germaine lui demande inlassablement s’il ira un jour chez le coiffeur.
– Ah tu n’es pas facile à vivre ! J’ai 65 ans, je suis libre de faire ce que je veux !
– Si tu n’es pas content, tu n’as qu’à rester chez toi ! Je suis encore indépendante.
Vexé, il se tait, embrasse sa mère sur le front et rentre chez lui. Après la dispute, je rentre dans la chambre de Germaine pour lui tenir compagnie. Cinq minutes plus tard, elle rompt le silence :
– Vous savez, les enfants ont leur vie et nous notre vieillesse.

24.4.13

Minuit, l'heure du crème


Une heure du matin : un bruit de canne. Germaine commence à descendre pour prendre son café.
– Germaine, ce n’est pas l’heure, il faut encore dormir.
– Ah vous avez raison, je ne sais pas ce qu’il m’a pris... Vous êtes déjà réveillé ?
– Non, je vais me coucher !
Deux heures du matin : un bruit de parquet.
– Germaine, je vous ai déjà dit que ce n’était pas l’heure ! Même sans vos cannes, je vous entends !
– Oh, je ne sais pas comment vous faites. J’avais déjà le goût du café à la bouche.
– Eh bien à défaut, vous l’aurez dans vos rêves !

Roule ma poule


Maria fait manger Germaine à onze heures trente le midi et dix sept heures trente le soir.
– La barbe, manger à cette heure ci, à cette heure là. C’est pire que les horaires d’une poule. Je me demande parfois qui est la plus vieille.

17.4.13

Phone game


Le téléphone sonne : Germaine décroche de sa chambre et moi du rez-de-chaussée. L’interlocuteur prononce à peine le mot «Allo» que la communication est interrompue. Germaine continue de dire «Allo». Par le biais du téléphone je lui dis que la personne a raccroché.
– Mais qui c’est à la fin ?
– Germaine, je pense que ça devait être Martial, votre fils.
– Ah, et comment il va ?
– Ben je ne sais pas.
– Il a fait bon voyage?
– Il a raccroché, comment pourrais-je le savoir ?
– Tiens, puisque je vous ai au téléphone, je voulais vous dire que je suis trop fatiguée pour aller chez Thierry demain.
– Germaine, raccrochez ce téléphone, je suis chez vous, je monte vous voir pour discuter.
– Non, ne vous déplacez pas, il pleut dehors.
Je raccroche...

A table


Le repas de Germaine est livré tous les jours par une maison de retraite à 11h30. Son chat attend le livreur sur la table dès 11h15...

10.4.13

La parité


Germaine dort depuis des années sur le même lit, dans lequel elle a donné naissance à Martial. Intrigué, je regarde donc ce lit de plus de soixante ans.
– C’est incroyable, le matelas n’est même pas déformé.
– C’est grâce à la parité. Je dors sur le côté gauche pendant 15 jours, puis j’inverse les 15 jours suivants.